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Les buts et les objectifs
Ce programme s’inscrit dans la stratégie d’intervention
en paysage forestier que la Fondation s’est donnée. Il
permettra d’assurer et d’accroître la productivité
faunique des milieux humides forestiers en favorisant des engagements
de plus en plus fermes des propriétaires et en développant
des partenariats avec des organismes voués à la mise
en valeur de ces milieux.
Concernant le nouveau volet 2 du programme, les objectifs sont
d'abord de constater si l'entente a été respectée
mais aussi de responsabiliser et impliquer le propriétaire
dans le but qu'il s'approprie son milieu, de lui permettre d'avoir
une personne-ressource qui peut l'aider à bien gérer
son milieu et de l'accompagner, si intéressé, à
cheminer vers un statut de protection plus élevé en
lui offrant les différentes possibilités et autres
options de conservtion existantes.
Les activités du projet
Afin de conserver des milieux humides forestiers (MHF) considérés
comme des habitats de grande valeur pour la sauvagine et la biodiversité,
la Fondation de la faune, grâce à la contribution d’Habitat
faunique Canada, a mis en place un programme de soutien financier
adressé aux intervenants forestiers et organismes environnementaux.
Ces groupes peuvent, depuis le 1er avril 2002, recevoir un montant
(maximum de 60 % du coût total de leur projet) pour financer
la protection de MHF sur terre privée. Les activités
comprennent une visite terrain afin de caractériser le milieu
humide, une rencontre des propriétaires pour les sensibiliser
à l’importance de protéger ces milieux et une
signature d’entente de conservation avec ces propriétaires
(declaration d’intention). De plus, une évaluation
du potentiel de nidification pour la sauvagine est realisé
à chaque année sur le territoire du Centre-du-Québec.
Pour être admissible, chaque projet doit concerner au moins
dix milieux humides totalisant une superficie minimale de 50 hectares.
Les projets sont soumis au début de chaque année (avril)
et ils peuvent s’étaler sur plus d’un an. Toutefois,
ils doivent faire l’objet d’une nouvelle evaluation
à chaque année.
Pour les activités de suivi (volet 2), les ententes de conservation
volontaire doivent avoir été signées il y a
au moins 3 ans afin de retourner sur le terrain, avec le propriétaire,
et de vérifier l'état actuel du milieu, d'identifier
les besoins particuliers du propriétaire et d'émettre
des recommandations pour la poursuite de la protection du site.
Plusieurs outils et activités de suivi sont proposés
aux organismes promoteurs à l'aide d'une trousse fournie
par la Fondation ( un exemplaire de celle-ci vous a été
envoyée l’an passé). Concrètement, les
activités à court et moyen terme prévues pour
effectuer le suivi pourraient être de différentes nature
soit : la visite des propriétaires ayant déjà
signé des ententes de conservation pour leur milieu, la reconnaissance
du site pour valider le caractère exceptionnel du milieu
et la présence de faune et flore intacte, l’envoi de
carte postales personnalisées pour garder le propriétaire
et l’organisme de conservation qui a approché ce dernier
en contact, l’envoi d’un bulletin d’information
annuel sur l’état du site protégé, des
capsules d’informations dans les journaux locaux existants,
la formation de certains propriétaires ainsi que la possibilité
de créer un réseau de milieux humides. Les projets
de ce volet sont soumis au mois d’octobre de chaque année
mais la plupart débute au moins avril suivant.
Les résultats et les produits propres à l’habitat
nécessitant les contributions d’HFC
En 2007-2008, nous poursuiverons 1 projet amorcé en 2006
et nous initierons environ dix nouveaux projets (estimation
de quatre projets dans le volet 1 et de six projets dans le volet
2) Ces projets devraient permettre de protéger plus de 600
hectares additionnels d’habitats à sauvagine et d’effectuer
le suivi de plus de 300 hectares déjà protégés.
La déclaration d’intention est un mode de conservation
volontaire de plus en plus utilisé par un bon nombre d’intervenants
pour protéger une grande diversité d’habitats
forestiers et agricoles sensibles. Une centaine de propriétaires
privées sont visés pour le présent projet.
Les réalisations et les avantages relativement à
la sauvagine
Les milieux humides protégés permettront entre autres
la conservation de l’habitat des canards arboricoles, du canard
noir ainsi que de plusieurs espèces en péril telles
que le petit blongios, la tortue des bois, la pyguargue à
tête blanche, la grenouille des marais, etc. Les milieux ayant
fait l’objet d’une entente de conservation volontaire
seront reconnus auprès des nombreux partenaires en interaction
avec le projet. Dans certains cas, un statut particulier du territoire
sera proposé au propriétaire par d’autres partenaires
concernés (municipalités, MRC, Conservation de la
nature, etc.). Ainsi, le degré de protection de certains
milieux pourra être accentué avec la signature d’ententes
de conservation plus engageantes et basées à plus
long terme (servitude, donation, bail, réserve naturelle
en milieu privé, etc.).
Éventuellement, la Fondation verra à la mise en place
d’un réseau québécois de milieux humides
protégés afin de partager et diffuser l’information
parmi l’ensemble des partenaires et intervenants. Ainsi, le
réseau pourra avoir un effet d’entraînement sur
les propriétaires privés qui s’intéressent
à la conservation volontaire au Québec. Le volet 2
servira entre autre à la mise en place de ce réseau.
La pertinence quant à la planification, la prise de décisions
et/ou la gestion de l’habitat
Les propriétaires privés possédant des milieux
humides seront les premiers à bénéficier du
projet. Ceux-ci obtiendront une caractérisation biologique
de leur site, un inventaire des espèces fauniques et floristiques
(avec une attention particulière aux espèces en situation
préoccupante) ainsi qu’une évaluation du potentiel
de nidification de la sauvagine. De plus, la remise d’un outil
de sensibilisation tel qu’un cahier du propriétaire
leur permettra de recevoir des recommandations simples et efficaces
afin de mieux protéger leur milieu. En signant leur entente
de conservation volontaire, les propriétaires se conscientisent
à l’importance de leurs milieux et à la valeur
faunique que celui-ci peut présenter.
Une description du lieu du projet
Le projet couvre plusieurs sites sur l’ensemble du territoire
de la vallée du Saint-Laurent (basses-terres) dans 3 écozones
principales : bouclier boréal, plaines à forêts
mixtes et maritime de l’Atlantique. Le projet se situe en
totalité dans le bassin hydrographique du Saint-Laurent.
Plus spécifiquement, les régions ciblées sont
surtout les Appalaches, la Beauce, l’Outaouais, le Saguenay
et l’Estrie.
SVP, cliquez
ici pour regarder la carte du projet (pdf).
Le contact du projet
Pour obtenir plus des renseignements sur ce projet, svp adressez-vous
à Christine
Bélanger, Coordonnatrice de projets, Fondation de la faune du
Québec, Sainte-Foy, Québec.
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