PROTECTION DES MILIEUX HUMIDES - PLAN CONJOINT DES HABITATS DE L'EST, QUÉBEC , 2007-2008
 
  Les buts et les objectifs
Ce programme s’inscrit dans la stratégie d’intervention en paysage forestier que la Fondation s’est donnée. Il permettra d’assurer et d’accroître la productivité faunique des milieux humides forestiers en favorisant des engagements de plus en plus fermes des propriétaires et en développant des partenariats avec des organismes voués à la mise en valeur de ces milieux.

Concernant le nouveau volet 2 du programme, les objectifs sont d'abord de constater si l'entente a été respectée mais aussi de responsabiliser et impliquer le propriétaire dans le but qu'il s'approprie son milieu, de lui permettre d'avoir une personne-ressource qui peut l'aider à bien gérer son milieu et de l'accompagner, si intéressé, à cheminer vers un statut de protection plus élevé en lui offrant les différentes possibilités et autres options de conservtion existantes.

Les activités du projet
Afin de conserver des milieux humides forestiers (MHF) considérés comme des habitats de grande valeur pour la sauvagine et la biodiversité, la Fondation de la faune, grâce à la contribution d’Habitat faunique Canada, a mis en place un programme de soutien financier adressé aux intervenants forestiers et organismes environnementaux. Ces groupes peuvent, depuis le 1er avril 2002, recevoir un montant (maximum de 60 % du coût total de leur projet) pour financer la protection de MHF sur terre privée. Les activités comprennent une visite terrain afin de caractériser le milieu humide, une rencontre des propriétaires pour les sensibiliser à l’importance de protéger ces milieux et une signature d’entente de conservation avec ces propriétaires (declaration d’intention). De plus, une évaluation du potentiel de nidification pour la sauvagine est realisé à chaque année sur le territoire du Centre-du-Québec. Pour être admissible, chaque projet doit concerner au moins dix milieux humides totalisant une superficie minimale de 50 hectares. Les projets sont soumis au début de chaque année (avril) et ils peuvent s’étaler sur plus d’un an. Toutefois, ils doivent faire l’objet d’une nouvelle evaluation à chaque année.

Pour les activités de suivi (volet 2), les ententes de conservation volontaire doivent avoir été signées il y a au moins 3 ans afin de retourner sur le terrain, avec le propriétaire, et de vérifier l'état actuel du milieu, d'identifier les besoins particuliers du propriétaire et d'émettre des recommandations pour la poursuite de la protection du site. Plusieurs outils et activités de suivi sont proposés aux organismes promoteurs à l'aide d'une trousse fournie par la Fondation ( un exemplaire de celle-ci vous a été envoyée l’an passé). Concrètement, les activités à court et moyen terme prévues pour effectuer le suivi pourraient être de différentes nature soit : la visite des propriétaires ayant déjà signé des ententes de conservation pour leur milieu, la reconnaissance du site pour valider le caractère exceptionnel du milieu et la présence de faune et flore intacte, l’envoi de carte postales personnalisées pour garder le propriétaire et l’organisme de conservation qui a approché ce dernier en contact, l’envoi d’un bulletin d’information annuel sur l’état du site protégé, des capsules d’informations dans les journaux locaux existants, la formation de certains propriétaires ainsi que la possibilité de créer un réseau de milieux humides. Les projets de ce volet sont soumis au mois d’octobre de chaque année mais la plupart débute au moins avril suivant.

Les résultats et les produits propres à l’habitat nécessitant les contributions d’HFC
En 2007-2008, nous poursuiverons 1 projet amorcé en 2006 et nous initierons environ dix nouveaux projets (estimation de quatre projets dans le volet 1 et de six projets dans le volet 2) Ces projets devraient permettre de protéger plus de 600 hectares additionnels d’habitats à sauvagine et d’effectuer le suivi de plus de 300 hectares déjà protégés. La déclaration d’intention est un mode de conservation volontaire de plus en plus utilisé par un bon nombre d’intervenants pour protéger une grande diversité d’habitats forestiers et agricoles sensibles. Une centaine de propriétaires privées sont visés pour le présent projet.

Les réalisations et les avantages relativement à la sauvagine
Les milieux humides protégés permettront entre autres la conservation de l’habitat des canards arboricoles, du canard noir ainsi que de plusieurs espèces en péril telles que le petit blongios, la tortue des bois, la pyguargue à tête blanche, la grenouille des marais, etc. Les milieux ayant fait l’objet d’une entente de conservation volontaire seront reconnus auprès des nombreux partenaires en interaction avec le projet. Dans certains cas, un statut particulier du territoire sera proposé au propriétaire par d’autres partenaires concernés (municipalités, MRC, Conservation de la nature, etc.). Ainsi, le degré de protection de certains milieux pourra être accentué avec la signature d’ententes de conservation plus engageantes et basées à plus long terme (servitude, donation, bail, réserve naturelle en milieu privé, etc.).

Éventuellement, la Fondation verra à la mise en place d’un réseau québécois de milieux humides protégés afin de partager et diffuser l’information parmi l’ensemble des partenaires et intervenants. Ainsi, le réseau pourra avoir un effet d’entraînement sur les propriétaires privés qui s’intéressent à la conservation volontaire au Québec. Le volet 2 servira entre autre à la mise en place de ce réseau.

La pertinence quant à la planification, la prise de décisions et/ou la gestion de l’habitat
Les propriétaires privés possédant des milieux humides seront les premiers à bénéficier du projet. Ceux-ci obtiendront une caractérisation biologique de leur site, un inventaire des espèces fauniques et floristiques (avec une attention particulière aux espèces en situation préoccupante) ainsi qu’une évaluation du potentiel de nidification de la sauvagine. De plus, la remise d’un outil de sensibilisation tel qu’un cahier du propriétaire leur permettra de recevoir des recommandations simples et efficaces afin de mieux protéger leur milieu. En signant leur entente de conservation volontaire, les propriétaires se conscientisent à l’importance de leurs milieux et à la valeur faunique que celui-ci peut présenter.

Une description du lieu du projet
Le projet couvre plusieurs sites sur l’ensemble du territoire de la vallée du Saint-Laurent (basses-terres) dans 3 écozones principales : bouclier boréal, plaines à forêts mixtes et maritime de l’Atlantique. Le projet se situe en totalité dans le bassin hydrographique du Saint-Laurent. Plus spécifiquement, les régions ciblées sont surtout les Appalaches, la Beauce, l’Outaouais, le Saguenay et l’Estrie.

SVP, cliquez ici pour regarder la carte du projet (pdf).

Le contact du projet
Pour obtenir plus des renseignements sur ce projet, svp adressez-vous à Christine Bélanger, Coordonnatrice de projets, Fondation de la faune du Québec, Sainte-Foy, Québec.