Québec
- Baie-du-Febvre/Nicolet-sud segment 8 2010-11
- Protection de milieux humides dans la vallée de l’Outaouais, secteurs de Bristol et Clarendon – phase II 2010-11
- Protection de milieux humides forestiers – PCHE 2010-11
- Protection des milieux humides des habitats côtiers de la Gaspésie 2010-11
- Programme Forêt-Faune - Protection des milieux humides PCHE 2009-10
- Conservation à Perpétuité de 3 propriétés - Corridor Appalachien 2009-10
- Protection de Milieux Humides dans la Vallée du Ottawa 2009-10
- Intendance et protection des îles du Saint-Laurent 2009-10
- La Prairie de l'Île de Grâce 2008-09
- Programme Forêt-Faune - Protection des Milieux Humides PCHE 2008-09
- La Cartographie Détaillée des Milieux Humides au Québec 2008-09
- Réhabilitation de la Berge du Marais de Touraine 2008-09
Baie-du-Febvre/Nicolet-sud segment 8 2010-11
Les buts et les objectifs
Les principaux objectifs du présent projet vise à :
· Offrir un habitat de qualité à la sauvagine pour la migration, la répartition des couples de canards et l’élevage des canetons;
· Offrir un habitat de qualité optimale pour les frayeurs hâtifs, particulièrement la perchaude;
· Offrir un habitat de qualité optimale pour l’alimentation des frayeurs tardifs;
· Augmenter la superficie actuelle du marécage arbustif pour les oiseaux et les poissons;
· Offrir un habitat de qualité pour la nidification pour les autres oiseaux nichant dans les prairies hautes et les arbustaies;
· Offrir un habitat de qualité pour les mammifères aquatiques et semi-aquatique, amphibiens et reptiles.
Les activités
L’intervention se résume à l’érection d’une digue, à la mise en place d’un ouvrage de contrôle permettant une gestion des niveaux d’eau et à la mise en place d’une station de pompage créant ainsi un marais de 46,1 hectares pour la migration, la reproduction et l’élevage des couvées de sauvagine. De plus, le marais constituera, en période de crue, un habitat de frai pour plusieurs espèces de poissons dont la perchaude et le grand brochet et une halte migratoire pour la sauvagine. Le pourtour du marais permanent sera ensemencé pour former un couvert herbacé.
Les principales activités techniques sont :
1. Reprofilage des fossés principal et collecteur;
2. Excavation d’un réseau de fossés et d’étangs piscicoles en lien avec le fossé collecteur;
3. Construction d’une digue
4. Construction d’un ouvrage de contrôle de niveau d’eau et d’une station de pompage;
5. Mise en place de 4 seuils en enrochement pour améliorer l’accès des poissons dans l’aménagement;
6. Excavation d’un bassin de sédimentation pour capter les sédiments provenant du cours d’eau existant;
La mise en place des ouvrages de contrôle du niveau d’eau, le reprofilage des fossés (principal, collecteur et de drainage) et du fossé existant nécessitera l’utilisation de matériaux tels que du béton, de l’acier, de la membrane géotextile et de la pierre. La réalisation de ces travaux nécessitera l’utilisation de machinerie telle qu’une pelle hydraulique sur chenille, un bouteur sur chenille, un camion 10-roues, un véhicule de service et une débroussailleuse. L’échéancier de réalisation des travaux est prévu de janvier à septembre 2010.
Les résultats et les produits propres à l’habitat nécessitant les contributions d’HFC
Les milieux humides et la plaine inondable des cours d’eau ont des rôles écologiques importants et sont essentiels au maintien de la santé des écosystèmes aquatiques du fleuve Saint-Laurent. Pourtant, ces milieux sont sans cesse soumis à des pressions anthropiques (e.i. urbanisation, agriculture, navigation commerciale) et voient leur superficie continuellement réduite. Le présent projet visera à redonner une vocation faunique optimale au territoire à l’étude en respectant son rôle et les cycles hydrologiques ancestraux.
Le bilan des impacts sur la faune et ses habitats est positif. L’aménagement de ce segment de 58 hectares offrira les conditions essentielles au développement d’une végétation aquatique et diversifiée, indispensable à une multitude d’espèces fauniques telles que les poissons, la sauvagine, les oiseaux aquatiques, les amphibiens, les reptiles et les mammifères aquatiques en plus d’augmenter la superficie d’habitat disponible pour les poissons et la sauvagine. Cette faune utilisatrice des marais, aura à sa disponibilité, abri, nourriture et sites de reproduction. De plus, les travaux d’aménagements du segment 8 permettront de compléter la diversification de l’aménagement faunique Baie-du-Febvre / Nicolet-sud.
L’ensemble du territoire touché par le projet appartient à la Société d’aménagement récréatif pour la conservation de l’environnement du lac Saint-Pierre (SARCEL inc.).
Les avantages relatifs à la sauvagine, espèces associées aux milieux humides, et espèces d’animaux sauvages
Les riches habitats fauniques du lac Saint-Pierre situés à proximité font du territoire un site à haut potentiel quant à son utilisation par la faune. Quelques 17 000 canards barboteurs, 600 000 grandes oies des neiges et 50 000 à 70 000 bernaches du Canada s’y arrêtent au plus fort de la migration. À l’été, le secteur constitue un site potentiel pour la reproduction des canards. Outre la sauvagine, le territoire est fréquenté par de nombreuses autres espèces d’oiseaux et constitue des habitats riches en faune avienne.
On y retrouve 21 espèces de poissons, dont le grand brochet, la perchaude, la barbotte brune et plusieurs espèces de cyprinidés. En plus des petits rongeurs, les mammifères terrestres les plus observés sont la mouffette rayée, l’écureuil roux et le raton laveur. Le coyote, le vison d’Amérique, le renard roux, le cerf de Virginie et l’orignal y sont fréquemment observés. Cependant, le rat musqué demeure l’espèce caractéristique de ce secteur. Selon un inventaire effectué par le MLCP en 1991, six des sept espèces d’amphibiens inventoriées au lac Saint-Pierre étaient présentes dans le secteur des aménagements fauniques. L’espèce la plus observée est la grenouille léopard suivie du crapaud d’Amérique et de la grenouille verte.
La pertinence quant à la planification, la prise de décisions et/ou la gestion de l’habitat
Le secteur de Baie-du-Febvre est reconnu et constitue au printemps l’une des plus importantes halte migratoires du Québec pour la bernache du Canada, la grande oie des neiges et les canards barboteurs. La région accueille des milliers de visiteurs chaque année et les retombées économiques y sont importantes. La gestion et la mise en valeur du site est assurée par le groupe SARCEL Inc. Des activités telles que la chasse à la sauvagine, au cerf de Virginie, le piégeage du rat musqué et d’éducation pour les jeunes sont organisées dans le secteur du projet. Également, le groupe SARCEL a mis en place des infrastructures d’interprétation et d’observation sur le complexe aménagé Baie-du-Febvre / Nicolet-Sud accessibles par la communauté et les visiteurs.
Une description de l’emplacement du projet
Le territoire visé par le projet se situe près de la limite entre les municipalités de Baie-du-Febvre et de Nicolet, dans la plaine inondable du lac Saint-Pierre, entre la route 132 et les propriétés de la Défense nationale. Le présent projet correspond au segment #8 de l’aménagement faunique Baie-du-Febvre /Nicolet-sud réalisé par Canards Illimités Canada (CIC) au début des années ‘90. On y accède directement à partir de la route 132.
SVP, cliquez ici pour regarder la carte du projet (pdf).
Le contact du projet
Pour obtenir plus de renseignements sur ce projet, veuillez SVP vous adresser à Sylvain Gaudreau, Ingénieur, chef d’équipe, Restauration et aménagement des habitats, Canards Illimités Canada, Québec, QC.