Québec
- Baie-du-Febvre/Nicolet-sud segment 8 2010-11
- Protection de milieux humides dans la vallée de l’Outaouais, secteurs de Bristol et Clarendon – phase II 2010-11
- Protection de milieux humides forestiers – PCHE 2010-11
- Protection des milieux humides des habitats côtiers de la Gaspésie 2010-11
- Programme Forêt-Faune - Protection des milieux humides PCHE 2009-10
- Conservation à Perpétuité de 3 propriétés - Corridor Appalachien 2009-10
- Protection de Milieux Humides dans la Vallée du Ottawa 2009-10
- Intendance et protection des îles du Saint-Laurent 2009-10
- La Prairie de l'Île de Grâce 2008-09
- Programme Forêt-Faune - Protection des Milieux Humides PCHE 2008-09
- La Cartographie Détaillée des Milieux Humides au Québec 2008-09
- Réhabilitation de la Berge du Marais de Touraine 2008-09
Protection de Milieux Humides dans la Vallée de l’Outaouais, Secteurs de Bristol et Clarendon 2009-10
Les buts et les objectifs
Le but de ce projet est la protection de milieux humides et riverains renfermant l’habitat de la sauvagine et des espèces qui y sont associées par le biais d’interventions directes auprès des propriétaires fonciers privés. Le projet permettra de poursuivre notre contribution au sein du volet « Protection » du Plan conjoint des habitats de l’Est (PCHE).
L’emphase de nos objectifs de conservation sera effectuée dans les secteurs prioritaires de Clarendon et Bristol et consisteront à :
- Protéger des milieux humides et riverains par des engagements légaux, plus spécialement l’acquisition de titres de propriété;
- Mettre en place des mesures de gestion sur les sites protégés;
- Développer des partenariats avec les chasseurs locaux pour la gestion des territoires protégés;
- Installer les infrastructures nécessaires afin de réduire les perturbations dans les milieux humides et d’identifier la vocation des territoires;
- Mettre en place un fonds de gestion afin d’assurer la conservation à perpétuité des sites protégés.
Les activités
Afin de mener à bien nos objectifs certaines activités seront réalisées. Elles sont regroupées selon les étapes nécessaires afin d’assurer la protection d’une propriété :
Démarchage :
- Cibler les propriétaires à contacter à l’intérieur des deux secteurs prioritaires;
- Négociation avec les propriétaires;
- Caractérisation écologique des propriétés visées;
Acquisition des propriétés :
- Évaluations foncières des propriétés visées;
- Gestion des professionnels pour l’acquisition des territoires (notaire, arpenteur,…);
- Signature des propriétés;
Gestion des propriétés protégées :
- Rencontre avec les chasseurs sur les territoires protégés et autres utilisateurs;
- Balisage des propriétés;
- Collecte des informations sur l’usage des propriétés protégées et rédaction des plans de gestion;
- Mise en place d’un fonds gestion pour la protection à perpétuité.
Les résultats et les produits propres à l’habitat nécessitant les contributions d’HFC
Le financement provenant d’Habitat Faunique Canada ira aux interventions directes sur le terrain axées vers la protection des habitats. Les territoires protégés seront gérés en partenariat avec les utilisateurs dont les chasseurs et des plans de gestion seront élaborés pour assurer un suivi des caractéristiques écologiques.
Les résultats auxquels participeront financièrement Habitat Faunique Canada au courant de l’année financière 2009-2010 seront :
- Négociations directes avec 10 propriétaires fonciers possédant des milieux humides à l’intérieur des deux secteurs prioritaires;
- Caractérisation écologique de 3 propriétés possédant l’habitat de la sauvagine;
- Protection de 3 propriétés possédant l’habitat de la sauvagine (100 hectares de milieux humides protégés);
- Installation de 3 barrières empêchant les véhicules tout-terrain (VTT) d’accéder aux milieux humides protégés;
- Installation de 20 balises identifiant les aires protégées;
- Signature de 2 ententes avec des chasseurs ou groupe de chasseurs ayant des activités sur les propriétés protégées;
- Installation de 1 panneau de remerciement;
- Réalisation de 3 plans de gestion incluant des plans d’action;
- Mise en place d’un fonds de gestion dédié à la protection à perpétuité des 3 propriétés protégées.
Les avantages relatifs à la sauvagine, espèces associées aux milieux humides, et espèces d’animaux sauvages
Les résultats de ce projet permettront d’atteindre directement la protection de l’habitat de la sauvagine. Les espèces de sauvagine qui en bénéficieront et qui sont confirmées sur ces deux territoires sont la bernache du Canada, la bernache cravant, le canard branchu, le canard noir, le canard colvert, le canard souchet, le grand harle, le harle couronné, le plongeon huard, le fuligule à collier et le grèbe à bec bigarré. Des inventaires plus exhaustifs permettraient certainement d’ajouter plusieurs espèces à cette liste.
S’ajoute à ces espèces plusieurs associées au milieu aquatique tel que le grand héron, le butor d’Amérique, le râle de virginie, la marouette de caroline, la gallinule poule d’eau, le pluvier kildir, le chevalier grivelé, le martin-pêcheur d’Amérique et autres. En tout, 110 espèces d’oiseaux nicheurs ont été recensées dans les deux secteurs prioritaires.
Ces territoires comprennent également plusieurs habitats fauniques d’importance répertoriés par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec (MRNF), notamment des aires de confinement de cerf de Virginie couvrant presque la moitié des deux territoires, une aire de concentration d’oiseaux aquatiques (ACOA), une colonie de sterne pierregarin, quatre colonies de goéland à bec cerclé, quatre héronnières totalisant plus de 75 nids, huit habitats du rat musqué, l’habitat du poisson, ainsi que les habitats d’au moins 15 espèces fauniques en péril. Le territoire comprend également plusieurs sites de nidification du petit blongios, une espèce menacée au Canada.
De plus, ces secteurs prioritaires sont particulièrement riches en amphibiens et reptiles. On y retrouve les uniques populations connues au Québec de tortue mouchetée et musquée, deux espèces menacées au Canada, la plus importante population de tortue géographique au Québec, une espèce préoccupante au Canada, et les seules mentions de couleuvre mince au Québec, une espèce préoccupante au Canada. Les quelques inventaires de poissons effectués entre Portage-du-Fort et Quyon ont recensé 32 espèces, dont l'esturgeon jaune, une espèce en voie de disparition au Canada et le chevalier de rivière, une espèce préoccupante au Canada.
Il s’agit clairement d’un milieu exceptionnellement riche qui nécessite une attention particulière et rapide afin d’assurer la protection de ce joyau naturel.
La pertinence quant à la planification, la prise de décisions et/ou la gestion de l’habitat
Ce projet s’insère dans le Plan de conservation de l’aire naturelle de la vallée de l’Outaouais qui est basé sur des actions concrètes quinquennales axées vers la protection des milieux naturels. Parmi les actions auxquels Conservation de la Nature Canada (CNC) c’est engagé à réaliser, figure la protection de 1 000 hectares de milieux humides d’ici 2012 dans le secteur amont de la ville d’Ottawa. Pour atteindre cet objectif, CNC doit s’associer avec des partenaires ayant à cœur la protection de ces habitats. Si Habitat Faunique Canada désire en savoir davantage sur les activités de protection et de gestion de ce Plan de conservation, une copie pourra être fournie.
Les territoires protégés dans les secteurs de Clarendon et Bristol feront partis du Refuge Faunique du Grand Marais, un projet cher du MRNF depuis 1996. La première étape en vue de la création de ce refuge est l’acquisition de propriétés afin de détenir un noyau de terrains sur lequel le MRNF pourra instaurer une loi spécifique à la création du Refuge Faunique. Certaines des propriétés acquises par CNC seront transférées à ce ministère tout en conservant une servitude de conservation pour en assurer la protection à perpétuité. Tout autre propriétaire foncier pourra aussi signer une entente de partenariat avec le MRNF permettant à celui-ci d’appliquer les règlements du Refuge Faunique sur leur terrain. En raison des activités de chasse et de pêche prévues dans le projet de Refuge Faunique, ce site devra appartenir à la catégorie IV de l'Union Mondiale pour la Nature (UICN). Les principaux objectifs de gestion des territoires étant la préservation des espèces et de la diversité biologique ainsi que le maintien des fonctions écologiques.
CNC poursuivra ses travaux en vue d’acquérir d’autres parcelles de milieux naturelles appartenant à des propriétaires privés dans les deux secteurs prioritaires. CNC possède déjà leur nom et coordonnées et poursuit ces démarches depuis 3 ans.
Une description de l’emplacement du projet
Le projet se déroulera sur des terres privées dans la Vallée de l'Outaouais (bassin versant de la rivière des Outaouais), écorégions des plaines à forêts mixtes. L’aire naturelle de la vallée de l’Outaouais est formée par les ensembles physiographiques de la plaine des îles du Grand-Calumet et des Allumettes et les basses-terres argileuses de Gatineau. Elle est située à l’extrémité nord-ouest de la province naturelle des Basses-terres du Saint-Laurent et du lac Champlain (BTSLLC) et forme une étroite bande entre les municipalités de Sheenboro à l’ouest et de Grenville-sur-la-Rouge à l’est. Cette bande est délimitée au sud par la rivière des Outaouais et au nord par le Bouclier canadien qui forme des escarpements rocheux sur plusieurs kilomètres. La province naturelle des Laurentides méridionales est donc une frontière topographique plus ou moins bien marquée avec la plaine. La superficie de l’aire naturelle est de 223 573 hectares, ce qui correspond à 7,03% des BTSLLC et représente 5 % de la superficie totale de la région administrative de l’Outaouais, plus précisément dans les MRC du Pontiac, Des Collines de l'Outaouais, de la Communauté urbaine de Gatineau et de Papineau. Le relief prend la forme d’une plaine légèrement ondulée, coupée de quelques coteaux. Ces derniers se trouvent surtout dans les secteurs longeant le Bouclier canadien, à la limite nord de l’unité, où certains sommets atteignent 250 m. L’altitude moyenne (115 m) est beaucoup moins élevée que dans les unités situées au nord. L’amplitude altitudinale moyenne est très faible et inférieure à 30 m.Deux secteurs prioritaires : (voir la carte)
La protection des basses terres des municipalités de Bristol et
Clarendon est une priorité à l’intérieur de la vallée de l’Outaouais.
Ces territoires de plus de 60 km carré sont situés à environ 80 km à
l’ouest d’Ottawa et longent la rive nord de la rivière des Outaouais.
Ces deux secteurs prioritaires sont très particulier par
l’environnement qu’il présente et plus spécialement par leurs nombreux
marais et marécages, les baies et milieux humides en lien avec la
rivière des Outaouais formant un habitat lacustre hôte de plusieurs
sites de nidification pour la sauvagine. CNC protège à ce jour 1 000
hectares de milieux naturels dans ce secteur dont 250 hectares de
milieux humides étant largement utilisés par la sauvagine.
Le contact du projet
Pour obtenir plus de renseignements sur ce projet, veuillez SVP vous adresser à Jean-Emmanuel Arsenault, Chargée de projet, Conservation de la nature Canada, Montréal, Québec.